Split : le retour de la bête M. Night Shyamalan

Un grand nom du cinéma hollywoodien qui a fait du twist ending sa marque de fabrique est revenu le 22 février dernier dans nos salles obscures avec Split. Ce thriller horrifique marque enfin le retour de M. Night Shyamalan dans le genre qui l’a fait connaître au monde entier avec Sixième Sens (Bruce Willis et Haley Joel Osment) nommé aux Oscars de 1999 (nous y reviendrons plus tard d’ailleurs).

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M. Night Shyamalan

Split : 23 personnalités pour le prix d’une

Si vous n’avez pas vu la bande annonce, Split raconte l’histoire de Kévin Wendell Crumb (James McAvoy, un jeu impressionnant!). Souffrant d’un trouble dissociatif de l’identité, 22 autres personnalités cohabitent avec lui. Que cela soit une dame âgée ou un enfant de 9 ans, toutes se soumettent devant Dennis, personnage maniaqie et froid. En kidnappant 3 adolescentes, à qui auront elles à faire?

Split ne divise pas

Pendant les deux heures que dure le film, j’ai enfin retrouvé le Shyamalan du Sixième Sens, d’Incassable, Signe et Le Village. Le Shyamalan qui arrive si bien à meler thriller, horreur, irréel et twist à une ambiance froide. Car oui, pas de couleurs vives dans ce film, que des couleurs ternes du bunker où sont retenues captives les 3 adolescentes campées notamment par Anya Taylor-Joy (déjà vu récemment dans Morgan de Luke Scott, encore une fois j’ai adoré la façon dont elle interprète la fille froide, distante et peu appréciée par ses camarades). On retrouve la même ambiance dans le Village, ce froid. Comme si l’on attendait l’éclosion de la dernière personnalité de Kévin.

D’ailleurs, McAvoy joue très bien les 4 ou 5 personnalités qu’on lui prête à l’écran. Celle du gamin de 9 ans m’a le plus impressionée! Cependant je pense que la V.O. aurait été un plus pour son jeu car la voix est un élément important de la perception que l’on se fait de quelqu’un (Big Daddy dans Django Unchained (2013, Tarantino) avec la voix de Patrick – Bruce Willis – Poivey, c’est ridicule).

Jusqu’à la fin, Shyamalan mélange habillement les genres, nous gardent en haleine, nous fait retenir notre souffle, joue avec un petit malaise sans tomber dans la surenchère. La bête éclot au bon moment, ni trop tôt ni trop tard. Les tenants de l’histoire sont bien exploités jusqu’à la fin. La fin, mais quelle fin, est la porte ouverte a une suite (deux suites?) que je suis prêt à aller voir.

P.S. Shyamalan s’est inspirée de la vie de Billy Milligan, violeur et tueur américain des années 70 chez qui l’on a aussi découvert une multitude de personnalité. Vous pouvez retrouvez sa vie avant et après son arrestation dans les livres Les Milles et une vies de Billy Milligan par Daniel Keyes.

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P.P.S Hier soir c’était la 89ième cérémonie des Oscars qui en plus d’avoir vu le triomphe (mérité) de La La Land de Damien Chazelle a vu pour la première fois un couac se dérouler lors de la remise de l’Oscar du meilleur film injustement attribué à la comédie musicale de ce début d’année. Avant d’être réatribué au vainqueur bien entendu. Sachez que M. Night Shyamalan s’est bien amusé avec son statut de maître du twist ending!

M. Night Shyamalan : « J’ai écrit la fin de la remise des prix 2017. @jimmykimmel on les a bien eu! »

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