Pirates des Caraïbes : La Vengeance de Salazar

C’est avec un peu de retard et devant le second épisode de la saga que je rédige cette critique et que je me rends compte que celle-ci est, peut-être fausse ou maladroite, mais néanmoins justifiée…

Sorti 13 ans après la Malédiction du Black Pearl, 5 ans après La Fontaine de Jouvence, nous retrouvons Jack, euh… le Capitaine Jack Sparrow face à un vieil ennemi, le Capitaine Salazare, dans ce nouvel opus. Malheureusement, malgré un ton surement plus proche de la trilogie de Gore Verbinski (le réalisateur des trois premiers opus, de Lone Ranger et Rango), le film n’est encore pas à la hauteur de la renommée du Pearl.

Il était une fois…

Joachim Ronning et Espen Sandberg (deux réalisateurs norvégiens) qui ont eu la lourde tache de faire renaître la saga cinq ans après un opus en demi-teinte ne parviennent pas à redresser la barre complètement. Comme le titre l’indique, tout est histoire de vengeance entre Salazare (un grand Javier Barden – déjà vu en méchant dans Casino Royale), capitaine espagnol écumant les mers pour décimer les pirates, et Jack. Celle-ci prend sa source 20 ans plus tôt, quand ce dernier l’emprisonne dans le Triangle du Diable après une manœuvre habile. Maudits, Salazar doit mettre la main sur le fameux compas de Jack pour espérer trouver le trident de Poséidon et lever la malédiction.

Encore jeune Jack, n’est encore pas Sparrow

Cependant, il n’est pas tout seul à la recherche de cet objet mythologique. Le jeune Henry et la belle et intelligente Carina se mettent eux aussi en quête de Jack.

Henry, nouvelle moitié du binôme introduit dans la saga.Son nom devrait vous être familier

Un renouveau que l’on attend encore

La belle et intelligente Carina (Kaya Scodelario) face à quatre pirates connus

Depuis le départ de Gore Verbinski, la saga a du mal à ne pas prendre l’eau. Bien que le troisième volet soit, à mon humble avis, trop verbeux (sur 2h30, la première scène de combat maritime n’intervient qu’au bout du monde de 2h), la noirceur, la fourberie des pirates, des vrais dialogues avec une profondeur, des personnages marquants et attachants, des scènes drôles et d’actions bien placées ont fait de la trilogie une réelle trilogie de cape et d’épées bien loin de ce que l’on a pu voir dans les deux derniers opus. Des scènes marquantes et un vrai scénario (« Souvenez vous de ce jour comme le jour… », la scène de l’arrivée de Jack dans le port à la barre d’un bateau coulant dans La Malédiction du Black Pearl, voguer dans un cercueil avec en guise de rame un fémur humain, la pendaison d’un enfant pirate, la course poursuite entre les indigènes et Jack dans Le Secret du Coffre Maudit, les combats rapprochés à l’épée…) manquent et laissent un vide

Même si on sent un petit retour à la mythologie pirate avec une scène d’ouverture dans la lignée de la saga (hormis pour les effets spéciaux), proche de la scène londonienne du précédent opus, ou encore avec le retour de personnages mythiques de la saga, fini la noirceur de la piraterie et place à une ambiance plus familiale, plus légère (y’en a marre Disney!). Même si les scènes d’actions nous refont penser à la jeunesse d’antan de la saga, la fin vient tout gâcher.

Barbossa et Salazar, tous deux ont eu une dent contre Jack

Pour conclure

Je placerai La Vengeance de Salazar en 4ème position sur 5. On sent que les réalisateurs ont voulu retrouver le ton de Verbinski mais que Mickey a malheureusement mis ces pattes dedans. La trilogie se suffit à elle même, puisqu’on ne note aucune évolution, aucun apport des deux derniers dans l’univers bien que celui-ci essaie tant bien que mal à refaire vivre ce qui a plu. La saga aurait dû se terminer deux films plus tôt. Mais la fin de cet opus laisse la place à une suite qui je l’espère aura la lourde tâche de conclure définitivement une saga qui prend l’eau et sans grand renouvellement.

Les plus:

  • La scène d’introduction
  • Le retour de certains personnages
  • Un début de retour au source

Les moins :

  • Le manque d’évolution de Jack Sparrow
  • Le manque d’un scénario intelligent et d’une histoire qui évolue avec le temps
  • Le manque de combat rapproché à l’épée
  • La musique moins entraînante
  • Les effets spéciaux de la scène d’introduction
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